Au moins 20 personnes, dont huit policiers, ont été blessées ce 29 octobre dans un attentat perpétré par une femme kamikaze à Tunis, le premier à secouer la capitale tunisienne depuis 2015.

La kamikaze s’est fait exploser « à proximité de voitures de police », sur l’avenue Habib Bourguiba, la principale artère du centre de la capitale.

Cette femme, âgée de 30 ans, n’était pas considérée comme « extrémiste » par les services de sécurité. Selon le ministère de l’Intérieur, elle est décédée sur le coup. Son cadavre portait essentiellement la marque de l’explosion sur son flanc gauche.

Rapidement, plusieurs ambulances et d’importants renforts de police sont arrivés sur les lieux, et le secteur a été bouclé. Au moins deux personnes ont été interpellées, dont une dans des conditions mouvementées.

Dans une atmosphère chaotique, de nombreux cafés et boutiques de cette avenue emblématique de la capitale ont rapidement baissé leurs rideaux.

Dans une première réaction politique, le groupe parlementaire du parti islamiste Ennahdha a dénoncé une « lâche attaque » et appelé « tous les Tunisiens à s’unir pour faire face au terrorisme ».

Si aucun décès parmi les victimes n’est pour l’heure à déplorer, cet attentat a replongé la capitale tunisienne plusieurs années en arrière. Il s’agit en effet du premier à secouer Tunis depuis le 24 novembre 2015, quand une attaque suicide, commise là aussi en plein centre, avait visé un bus de la garde présidentielle, tuant 12 agents. Elle avait été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Cette même année, 60 personnes dont 59 touristes avaient été tuées dans d’autres attentats contre le musée du Bardo à Tunis, le 18 mars, puis contre une plage et un hôtel près de Sousse, le 26 juin. Ces deux attaques avaient aussi été revendiquées par le groupe EI.

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