Carnage au Mali: une soirée de sang et de cendres, racontent les rescapés

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Sept heures d’attaque, lancée au cri d’Allah akbar par des assaillants lourdement armés n’épargnant ni femmes, ni enfants, ni bétail: des rescapés du carnage dimanche soir dans un village dogon du centre du Mali décrivent des scènes dantesques.

Vers 17H00 dimanche, les 300 habitants du hameau, au coeur de la plaine du pays dogon, pensent d’abord à une opération de « voleurs de bétail », indique le maire de la commune rurale de Sangha, dont dépend le village, Ali Dolo, venu le lendemain avec un détachement de l’armée malienne constater la dévastation.

Les habitants de Sobame Da (aussi appelé Sobane Da ou Sobane Kou) se cachent alors dans leurs cases. Mais les intrus sont en fait des « jihadistes, dont certains sont connus », dans les environs, affirme l’élu.

Les premiers assaillants sont arrivés à bord de six motos et ont ouvert le feu, bientôt rejoints par huit autres, et ont commencé « à tirer sur tout ce qui bouge », raconte le chef du village, Gouno Dara qui a réussi à s’enfuir.

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