Italie: la Juve en crise, l’Atalanta en tête

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La Juventus, plombée par l’expulsion d’Angel Di Maria, a plongé dans la crise en craquant chez le promu Monza (1-0), perdant encore du terrain sur la tête de la Serie A menée par l’Atalanta Bergame, victorieuse avec solidité de la Roma (1-0).

L’Udinese a poursuivi son début de saison surprise en s’offrant contre l’Inter Milan (3-1) une cinquième victoire consécutive, passant provisoirement deuxième à un point en attendant en soirée le choc de la 7e journée à San Siro entre l’AC Milan (4e) et Naples (3e), dernières équipes invaincues avec l’Atalanta.

Juve trop fébrile

Le Monza de Silvio Berlusconi, lanterne rouge avant le match, a signé la première victoire de son histoire en Serie A aux dépens du club le plus titré du championnat. Même si la Juventus, déjà mal en point en Ligue des champions, est loin de ses standards, huitième à sept points avec seulement deux victoires en sept journées (pour quatre nuls et une défaite).

S’il se disait « amusé » samedi par l’hypothèse de son limogeage, Massimiliano Allegri, en tribunes car suspendu à Monza, est plus que jamais dans la tourmente après ce début de saison encore moins bon que celui de la saison dernière.

Angel Di Maria, de retour comme titulaire après ses pépins musculaires, a incarné la fébrilité actuelle des Bianconeri: il a vu rouge pour un coup de coude d’agacement dans les côtes d’un défenseur adverse (40e). « Je tiens à m’excuser, la défaite est de ma seule faute », a-t-il écrit ensuite sur Instagram.

A dix, les Bianconeri ont craqué sur une reprise du Danois Christian Gytkjaer (74e) et sont venus faire amende honorable – immobiles et muets – devant le virage de leurs tifosi dépités.

« Les supporters ne sont pas contents, mais nous non plus… Il n’y a que le travail pour se sortir de cette situation », a commenté Marco Landucci, l’adjoint d’Allegri.

Atalanta plus habile

Un seul tir cadré et une défense solide ont suffi à l’Atalanta pour aller conquérir une précieuse victoire sur le terrain de la Roma, au grand dam de José Mourinho exclu en seconde période pour avoir réclamé avec trop de véhémence un penalty.

La « Dea » s’est imposée grâce à une frappe précise de son jeune défenseur Giorgio Scalvini, 18 ans (35e).

Les Giallorossi, privés à la dernière minute de Paulo Dybala, blessé à l’échauffement, ont collectionné les occasions pour égaliser, mais en vain.

Roger Ibanez (42e) et Tammy Abraham (45e) ont buté sur Marco Sportiello, entré dès la 8e minute pour remplacer dans la cage bergamasque Juan Musso, touché à la tête. Puis Eldor Shomurodov a raté deux fois la cible (87e, 88e).

Moins flamboyante que ces dernières saisons mais aussi plus solide (3 buts encaissés), l’Atalanta est provisoirement seule en tête en attendant le résultat de Milan et de Naples.

« On défend bien, tous concentrés à 100%, c’est une grande victoire », a savouré le défenseur bergamasque Merih Demiral sur DAZN.

Inter trop fragile

L’Inter a, à son tour, plié face à l’enthousiasme de l’Udinese, déjà victorieuse à domicile de la Fiorentina (1-0) et la Roma (4-0).

Les Nerazzurri ont plié en fin de match sur deux têtes de Jaka Bijol (85e) et Tolgay Arslan (90+3e), après avoir pourtant bien démarré grâce à coup franc parfait de Nicolo Barella (5e). Ils ne sont que septièmes, à cinq points de la tête, après cette troisième défaite après la Lazio (1-3) et l’AC Milan (2-3).

« On a déjà pris neuf buts pris en trois déplacements, soit autant que toute la phase aller la saison dernière à l’extérieur. On doit gagner plus de duels », a pesté Simone Inzaghi sur Sky Sport, promettant de « méditer sur cette défaite ».

La Lazio en profite pour se hisser à la 5e place après une nette victoire sur le terrain de la Cremonese (4-0), grâce à un doublé de Ciro Immobile. Lequel, avec cinq buts, revient à une longueur de l’attaquant de Bologne Marko Arnautovic, en tête du classement des buteurs.

 

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