mardi 4 août 2020
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Etats-Unis: un manifestant blessé par balle, enquête sur un groupe d’autodéfense

Un homme a été grièvement blessé par des tirs lors d’une manifestation contre une statue lundi au Nouveau-Mexique (sud-ouest des Etats-Unis) et la police enquête sur des informations mettant en cause un groupe d’auto-défense, selon les autorités.

Les manifestants à Albuquerque réclamaient l’enlèvement d’une statue du conquistador espagnol Juan de Onate, premier gouverneur de l’Etat à l’époque coloniale, ont rapporté des médias.

Alors qu’ils tentaient de renverser la statue, un petit groupe de membres d’une milice d’extrême droite s’est interposé et des heurts ont éclaté, selon le Albuquerque Journal.

« Les individus lourdement armés qui se sont affichés à la manifestation en s’auto-désignant comme une « garde civile » étaient là pour une simple raison: menacer les manifestants, faire un étalage non autorisé d’une force non réglementaire », a déclaré la gouverneure du Nouveau-Mexique, Michelle Lujan Grisham, dans un communiqué posté sur Twitter.

« Il n’y a absolument aucune place au Nouveau-Mexique pour une quelconque soi-disant +milice+ qui cherche à terroriser les Néo-Mexicains », a-t-elle poursuivi.

Des images diffusées dans les médias locaux montrent des policiers arrêter deux hommes armés en tenue de camouflage.

Selon la police, l’état de la victime est jugé critique mais stable et l’incident a pris fin dans le calme.

Durant la vague de manifestations contre le racisme et les violences policières déclenchée aux Etats-Unis et dans le monde entier par la mort de George Floyd, un Afro-Américain non armé asphyxié par un policier blanc le 25 mai, plusieurs statues et monuments liés au colonialisme et à l’esclavage ont été mis à terre.

A Albuquerque, la statue a été temporairement enlevée pour des raisons de sécurité publique, a tweeté le maire de la ville, Tim Keller.

La police enquête sur des informations « concernant une possible responsabilité de groupes d’auto-défense dans ces violences », a annoncé dans un communiqué diffusé sur Twitter le chef de la police de la ville, Michael Geier.

« Si c’est avéré, ils devront rendre des comptes conformément à la loi dans son intégralité », y compris la loi fédérale sur les groupes haineux, a-t-il ajouté.