jeudi 1 octobre 2020
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Selon Trump, le renseignement a jugé non « crédible » l’info sur de possibles primes russes

Le président américain Donald Trump a expliqué n’avoir pas été « briefé » sur de possibles primes versées par Moscou à des insurgés pour tuer des soldats occidentaux en Afghanistan parce que les services secrets n’avaient pas estimé cette information « crédible ».

« Le renseignement vient de m’informer qu’il n’avait pas trouvé cette info crédible et donc ne l’avait pas rapportée à moi ou au @VP », le vice-président Mike Pence, a annoncé M. Trump dimanche soir dans un tweet.

Dimanche matin, il avait déjà tweeté: « personne ne m’a briefé ou n’a briefé le vice-président Mike Pence ou le chef de cabinet Mark Meadows sur les soi-disant attaques sur nos troupes en Afghanistan par les Russes ».

« Tout le monde le nie et il n’y a pas eu beaucoup d’attaques contre nous », avait-il ajouté dans son tweet matinal en s’en prenant pour la énième fois aux « médias bidons ».

Le New York Times, suivi ensuite par le Washington Post et le Wall Street Journal, a rapporté que des agents russes avaient discrètement distribué de l’argent à des combattants « proches des talibans » pour qu’ils tuent des soldats américains ou de l’Otan en Afghanistan.

Ces informations ont été transmises au président Trump et le conseil de Sécurité nationale de la Maison Blanche en a discuté à la fin mars sans qu’aucune réaction ne soit décidée, ont ajouté ces quotidiens en citant des sources anonymes au sein du renseignement américain.

La Russie et les talibans ont démenti en bloc ces informations.

La Maison Blanche a, pour sa part, nié que le président ou le vice-président aient été tenus informés. Le nouveau directeur du renseignement national, John Ratcliffe s’est également borné à démentir que l’exécutif ait été au courant.

Ces démentis n’ont pas éteint la polémique. Que M. Trump « ait été briefé ou pas, son administration savait », a relevé la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi pour laquelle le président « lèche les bottes » de son homologue russe Vladimir Poutine.