10 millions de Malgaches sont appelés aux urnes ce mercredi 7 novembre. Ces électeurs auront le choix de se rendre dans l’un des 25.000 bureaux de vote. Ils sont trente-six candidats en lice pour ce premier tour. Dont trois favoris, le président sortant Hery Rajaonarimampianina Rakotarimanana et les deux précédents dirigeants du pays Marc Ravalomanana et Andry Nirina Rajoelina.

En 2013, ces personnalités n’avaient pas eu l’autorisation de la communauté internationale de se présenter au motif qu’ils étaient les principaux protagonistes de la crise politique désastreuse débutée fin 2008. L’enjeu de cette élection : éviter une crise post-électorale comme le pays a pu en connaître ces dernières années.

Un scrutin sous surveillance

La campagne, terminée depuis le 5 novembre, a cristallisé les frustrations de bon nombre de candidats. Pas de plafonnement de dépense de campagne, résultat, une surenchère de la part de certains candidats. Les trois ex-présidents se livrent à une guerre intestine à coup d’accessoires de propagande et autres artifices.

Les favoris

Hery Rajaonarimampianina Rakotarimanana, le président sortant a fait campagne sur son bilan. Une croissance de 5 % en 2018, la plus élevée depuis dix ans, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI). Mais les scandales de corruption, le quotidien toujours difficile des malgaches et le manque de soutiens politiques de Hery pourrait le faire tomber car face à lui, deux ténors se présentent.

Andry Nirina Rajoelina a été le président de la Haute autorité de la Transition de 2009 à 2013, accusé par ses détracteurs d’être arrivé au pouvoir par un putsh, l’homme d’affaire classé par Forbes parmi les plus grosses fortunes de la Grande île veut revenir à la présidence à tout prix. Propriétaire de groupes de médias, son message a été diffusé largement à coups de spots télévisés. Il prépare son retour depuis quatre ans et demi et compte bien régler ses comptes avec ses deux frères ennemis.

Marc Ravalomanana a été à la tête du pays de 2002 à 2009. Riche, mais peut-être pas assez, il ne fait pas campagne sur tout le territoire. Revanchard, il veut revenir au pouvoir. Son mandat lui avait été retiré des mains par

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